Marcel Laurent
Marcel Laurent, né le 30 janvier 1912 à Vinzelles en Auvergne et mort le 7 mars 1985 à Chamalières, issu d'une famille de paysans et enterré à Saint-Laure,
dans la plaine de la Limagne, était un écrivain français, professeur de lettres, pamphlétaire et critique littéraire et artistique.
Marcel Laurent a réalisé ses études secondaires au collège Michel de l’Hospital à Riom où il obtint le baccalauréat latin-grec en 1929.
Admis à l’écrit, il échoue à l’oral pour le concours d’entrée à l'École normale supérieure, préparé au lycée Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand.
Boursier de licence issu du concours, Marcel Laurent intègre alors l’université de Lyon en 1932 ; c'est là qu'il rencontre son futur ami,
Armand Robin avec lequel il étudie le russe et le polonais.
Marcel Laurent obtient en 1934, à la suite d'un examen passé devant le professeur Zaleski, une bourse pour se rendre en Pologne et en Russie.
En 1935, il commence sa carrière de professeur de Lettres & Grammaire au collège de Thiers. Son esprit anarchiste lui fait succéder les postes :
Pont de Vaux, Saint Jean d’Angely, Castelnaudary.
En 1961, à l’incitation de son camarade René Bouscayrol, Marcel Laurent lance le bulletin associatif Les Amitiés Riomoises.
Marcel Laurent fournira quelque 50 articles à cette revue littéraire & artistique publiée sur 40 numéros de 1963 à 1972.
Il écrit plus tard, en collaboration avec René Bouscayrol, un essai intitulé Les Perdrix d’Amable Faucon qui obtint trois prix littéraires dont,
en 1967, le Prix des Volcans.
Cet auteur s'avoue lui-même avoir été très influencé par les écrits de Chateaubriand, Lucien Rebatet, Drieu la Rochelle et particulièrement de Robert Brasillach ;
il écrira d'ailleurs avoir eu pour Bible le livre Présence de Virgile (1931) de ce dernier.
Son œuvre littéraire (pamphlets, essais, critiques littéraires & artistiques, biographies et monographies régionales) se poursuivra,
outre des collaborations avec La France Latine, La revue d’histoire littéraire de la France, les Chroniques de Port-Royal, ainsi que L’Amitié Guérinienne,
par une riche production de critiques et de monographies sur le monde paysan de son enfance.